25.10.2009
POUR QUI
POUR QUI ?
Membres de la famille de Michel GUYOMAR :
JOSIANE ET MICHEL - LOÏC né en 1964 - ANNE née en 1965 - PIERRE né en 1973




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23.10.2009
LA NAISSANCE D'UNE VOCATION
Son grand-père est heureux de vous faire part
de l'élection de PAUL au
CONSEIL MUNICIPAL DES JEUNES
à VINCENNES
et le félicite

15:45 Publié dans 2) CHRONIQUE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.10.2009
LES DIMANCHES D'UN PETIT GARCON DE 10 ANS, LOULOU, A LANDELEAU PENDANT LA GUERRE
J'ai entrepris le récit de notre enfance, de Michel et moi à Landeleau, il est déjà bien avancé, je vous le ferai lire un jour,
Dans le petit récit (dans la rubrique : mémoire du temps passé par Loulou), j'ai eu envie de dissocier de cette période, les dimanches.
Pour tous les enfants, les dimanches sont des jours à part. Mais ces dimanches, que nous avons connus, nous les "moins jeunes", on a du mal à imaginer, aujourd'hui, ce qu'ils pouvaient être, il y quelques soixante cinq années en Bretagne.
De quoi était fait le jour dominical, quand nous n'avions guère, mon frère et moi, plus de quinze ans à nous deux?, Avant que ma mémoire ne me joue un vilain tour, j'ai mis mes souvenirs à contribution, afin de retrouver comment nous passions ces journées.
16:59 Publié dans 2) CHRONIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.10.2009
YOUEN
Youen est né le ............... juste après la troménie, donc au début juin.
J'avais mis sur le blog plusieurs photos de lui. Malheureusement, il a suffit d'une mauvaise croix dans une mauvaise case pour détruire, sans autre formalité, tous ce que j'avais déjà écrit.
Depuis j'ai rétabli la situation. En particulier, j'ai rassemblé dans un album les photos que j'ai de lui, dont celle de Jo Blanchard qui est pour le moment la meilleure.
15:41 Publié dans 2) CHRONIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.10.2009
MARIE-FRANCOISE LE BORGNE
Elle mérite qu'on s'intéresse à elle, car c'était une personne de qualité.
Elle est l'ascendante la plus éloignée qui nous soit contemporaine (Loulou avait 8 ans quand elle est morte.) Elle était née au Francen en 1860 et elle s'y est éteinte à l'âge de 82 ans en 1942.
Ses enfants étaient nos parents ou nos oncles et tantes : Hourmant, Guyomar, Martin.
Elle est l'arrière grand-mère de Loulou, Michel, Guillaume, Marie-Thérèse et Marie-Françoise. La tri-aïeulle de leurs enfants et la quadri-aïeulle de leurs petits-enfants.
En partageant ses biens immobiliers en 1929, elle a dessiné l'implantation de la famille à Landeleau.
Vous trouverez dans le chapître : Memoire du temps passé (par Michel), un extrait de son acte de naissance, un résumé de sa vie et la copie de l'acte notarié du partage de ses biens avec ses quatre enfants vivants.
15:57 Publié dans 2) CHRONIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
KING ARTHUR
Le 13 septembre 2009 à 9h06, à Londres, est né un petit bonhomme de 52.5cm (et pas question de perdre ne fut-ce qu'un demi cm ! ) pour 3.170kg. Dans son pays ça fait 2.6 inches et 7 pounds. Son nom ARTHUR. Sa maman Marie-Anne, son papa Cédric. Bravo aux parents et longue et heureuse vie au petit.
On ne l'a pas encore bien vu, mais patience !!
15:56 Publié dans 2) CHRONIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.10.2009
LA GRANDE FIGURE DE LA FAMILLE
ACTE DE NAISSANCE DE MARIE-FRANCOISE LE BORGNE
L'AN MIL HUIT CENT SOIXANTE, le vingt trois du mois de juin à sept heures du matin,
par devant nous Christophe Louis Jaffré, maire et officier de l'état-civil de la commune de Landeleau, canton de Chateauneuf, arrondissement de Chateaulin, est comparu Borgne(1) Guillaume, âgé de vingt neuf ans, profession de cultivateur, domicilié au Bourg de Landeleau (2)
lequel nous a présenté un enfant de sexe féminin, née au dit bourg de Landeleau le jourd'hui , à deux heures du matin, de lui déclarant, de Marie allain son épouse, cultivatrice, âgée de vingt six ans, à laquelle il a déclaré vouloir donner les prénoms de Marie Françoise. Les dites présentation et déclaration ont été faites en présence de(3)…… Yves âgée, de vingt trois ans, profession de cabaretier et François (3)………… âgé de trente quatre ans, profession de journalier, les deux domiciliés au bourg de Landeleau.
Et, après que lecture du présent acte de naissance leur a été faite aux comparans ont déclaré ne savoir signer, à l'exception du père qui signe avec nous sous notre seing
Guillaume Le Borgne
Jaffré
Maire
(1) Pour L'état-civil, le nom patronymique est BORGNE. Cependant Guillaume, le père, signe LE BORGNE.
(2) Probablement au Francen qui est la propriété de le famille Le Borgne
(3) Les noms de familles des témoins sont illisibles.
17:32 Publié dans MEMOIRE DU TEMPS PASSE PAR MICHEL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
MARIE-FRANCOISE LE BORGNE
Elle est née en 1860, à Landeleau.
Ses parents, Guillaume et Marie (Allain) sont cultivateurs au Francen, propriété de la famille Le Borgne.
Pour les siens, elle est Françoise.
Quand elle naît, les communes ont l'obligation de créer une école, mais la scolarité obligatoire attendra 1882. Guillaume, son père, sait écrire. Il signe avec application l'acte de naissance de sa fille. Pas étonnant qu'on lui donne, à son tour, la chance d'apprendre à lire et à écrire.
C'est son grand-père, probablement Le Borgne, qui habite Landeleau, qui finance sa scolarité à l'école des Sœurs ouverte au bourg vers 1870.
Françoise se marie en 1882 avec Jean-Louis Hourmant qui habite Collorec où il est commerçant.
Cette vocation de commerçants des Hourmant a duré longtemps : Dans les années 1950/60, il y avait encore à Collorec, dans les maisons basses qui font face à l'église, une boulangerie-épicerie-café, tenue par une famille Hourmant avec laquelle nous savions avoir un lien de parenté.
Elevée au Francen auprès de parents cultivateurs, Françoise devient commerçante en se mariant.
Jeune femme "instruite" comme on le disait alors, entreprenante, courageuse, débrouillarde, elle n'hésite pas à conduire un char-à-banc jusqu'à Morlaix, où elle va s'approvisionner. Elle s'y fait des relations amicales. Elle s'intéresse à la cuisine et apprend des recettes qui ont peu cours dans le Collorec de cette époque où on se nourrit essentiellement de lard, de pommes de terre et de bouillie d'avoine. Elle fait à manger aux étrangers de passage . Elle rencontre Anatole le Bras qui en fera écho dans l'une de ses chroniques
Françoise et Jean-Louis auront deux enfants, Marie-Françoise, que tout le monde appellera Marie qui naît en 1885 et Guillaume qui naît en 1887.
Jean-Louis décède en 1892. Françoise a 32 ans, la petite Marie 7 ans et Guillaume 5 ans.
Françoise ne reste pas seule et en …. épouse Yves-Jean Martin, cultivateur au Cosquer, village situé dans le bas de Collorec au-delà de Kerbrat.
Devenue cultivatrice, elle aura avec son second mari trois enfants : Yves, Michel et Marie-Anne
A l'âge de la retraite, vers l'année 1920, Françoise et son mari laissent l'exploitation à leur fils, Michel et à sa femme Louise Corbel.
Le couple viendra finir ses jours au Francen auprès de leur fille Marie-Anne qui a épousé Joseph Clech.
Yves vivra encore neuf ans, mais Françoise vivra jusqu'en 1942 et disparaîtra à l'âge de 82 ans.
17:12 Publié dans MEMOIRE DU TEMPS PASSE PAR MICHEL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les dimanches d'un petit garçon, Loulou, à Landeleau pendant la guerre
Loch-Conan, aux aurores, notre mère est levée, il est six heures et demie, elle va à la première messe. Il ne fait pas chaud, et pourtant le vent devrait nous apporter un peu de cette douceur, océane, le chant carillonné des cloches du bourg nous parvient distinctement, ce qui signifie que la pluie n'est pas loin.
Nous nous levons à regret, et quittons la chaleur de nôtre lit, où nous dormons ensemble, Michel et moi.
Nôtre mère est prête, et en partant, elle nous laisse pour consigne, de nous préparer, pour qu'à son retour, nous ayons pris nôtre petit déjeuner et soyons " débarbouillés " et habillés.
Aujourd'hui, on fait sa toilette, quand nous étions petits, on se débarbouillait, Que dire de cette opération de nettoyage?, Pas de lavabo, pas de douche, encore moins de baignoire, alors, une cuvette émaillée posée sur la table de la cuisine, un peu d'eau à peine dégourdie par le bain-marie de la cuisinière, le débarbouillage pouvait commencer.
Il faut dire, que les seules parties concernées le visage et les mains, avaient droit à un savonnage et rinçage, pour le reste du corps, je n'en ai aucun souvenir,
Les premières messes, tôt le matin ne sont pas très fréquentées, elles permettent aux fidèles, qui avaient des occupations nécessitant leur présence, de participer tout de même aux offices religieux.
Dix heures " recarillon ", les cloches sonnent à la volée et appellent les ouailles à la grand'messe,
Hommes, femmes, enfants, se dirigent vers l'église, endimanchés, coiffés, sabotés.
Ces sabots que nous portons tous les jours, les dimanches nous sommes contents de pouvoir mettre nos pieds dans des souliers en cuir, et pourtant, l'habitude des sabots, et quelques pas, nous font presque regretter de ne pas les avoir aux pieds.
Mais les souliers, ce n'est pas tout le monde, les hommes qui viennent souvent de hameaux un peu éloignés du bourg, et qui n'ont comme sortie de leur ferme que ces messes dominicales, ne sont pas toujours très enclins à faire l'achat de souliers, ils n'ont aux pieds que des sabots remplis de paille, dans lesquels ils sont souvent nus pieds ou avec de grosses chaussettes de laine.
Et se sont les retrouvailles, à l'entrée de l'édifice religieux.
" Comment ça va ?, (on ne s'est pas vus depuis une semaine), et les moissons, les bêtes, et la famille
Les femmes rejoignent leur place en silence, ce qui n'en va pas de même pour les hommes. Ils se retrouvent avec plaisir, et le témoignent avec de vigoureuses poignées de mains, de tapes amicales dans le dos.
Avant de rejoindre leur place, ils déposent leurs sabots au fond de l'église, ce qui ne va pas sans un joyeux brouhaha , qui ne sied pas à la sérénité des lieux
Mais cette agitation prend rapidement fin, sous l'œil réprobateur du prêtre qui attend le silence pour commencer sa messe
A l'église, les femmes sont d'un côté, les hommes de l'autre. Les enfants, filles et garçons ne se côtoient pas, chacun de son côté, mais tout proche de l'autel.
Les messes sont dites en Latin, les chants de la foi Bretonne, " SANT HELO PASTOR MAT " sont chantés par toute la communauté, en breton bien sûr. Mais il ne faut pas oublier, que la langue apprise à l'école, est le français. C'est pour cela que le prêche du prêtre en chaire, est un panaché de breton et français, selon ce qui se dit. et à qui cela est dit. (1)
La messe terminée, les hommes récupèrent leurs sabots et sortent de l'église, les femmes suivent et se dirigent vers les tombes de leurs proches. Comme à l'époque le cimetière entoure l'édifice religieux, les jours de pluie, cette disposition est bien appréciée.
Les hommes, quant à eux, se réunissent à la sortie du cimetière. Là une petite plateforme ( recouverte d'une dalle en ardoise ), à laquelle on accède par trois ou quatre marches, sert au secrétaire de mairie, qui, dans l'exercice de ses fonctions, entretien les habitants des dernières nouvelles concernant la vie de la commune.
Toutes les annonces, le prix de leur production au marché en gros de Carhaix, ( à la vente, comme à l'achat ), sont faites en breton. Pour ces agriculteurs, la langue bretonne est celle qu'ils parlent tous les jours en famille, le français, ne leur inspire qu'une confiance très limitée surtout quand il est question d'argent, et ce n'est pas en français que l'on parle de la terre, à non " GAST "
Après le cimetière, cette séparation, femmes hommes, comme à l'église, continue à l'extérieur, les femmes se retrouvent chez " Philo ", pour un café et des crêpes, les hommes vont chez " Puillandre " pour une chopine, là les conversations vont bon train, la prochaine rencontre n'aura lieu que dimanche prochain, alors, on parle de tout, de rien, de la pluie, du beau temps, des bêtes, des gens, il ne faut oublier personne ni les vivants ni les morts.
Après quelques chopines il est temps de rentrer à la maison, les femmes sont parties depuis quelque temps, il faut bien préparer le " frichti " ou le " fricot " selon.
Le repas de ces dimanches, ne changent pas beaucoup de ceux de la semaine. Une volaille peut-être, un gâteau de riz, qui a cuit dans le four du tonton Michel au bourg.
Mais, il reste un rendez-vous incontournable, pour les femmes et les enfants, les Vêpres. Cette petite cérémonie religieuse de l'après-midi, est chantée en breton par tous les participants. Des années plus tard, nous nous rappelerons, non pas des paroles, mais de leur mélodies.
A la fin de ces Vêpres, nous retournons à Loch-Conan, et la journée se termine, Nous essayons d'occuper nôtre temps libre,
En écrivant ces quelques lignes, je me demande quelles pouvaient être ces occupations.
Il faut dire que les distractions étaient rares, il est vrai que nous étions en guerre. Mais pas encore sous l'occupation allemande, ce sera pour plus tard.
Nos petits enfants, vivent une époque que nous ne pouvions imaginer, mais si un jour ils lisent ces lignes, ils se demanderons comment, leurs grands-parents ont pu se passer de musique, alors qu'aujourd'hui, elle est partout, d'images quand il y la télé et ses périphériques, de vélo qui était encore une rareté réservée aux grands, de lecture, autre que scolaire ou religieuse,
Cela ne nous a pas empêché d'être des " mômes " comme les autres, nous ne pouvions imaginer, ce que serait la vie de nos enfants dans les années 70, et encore moins de nos petits enfants peu avant le deuxième millénaire, .
A Meyzieu le 12/ 03/ 2009 Loulou
*1940 date qui nous voit arriver à Landeleau, nôtre père est mort l'année dernière
*1945 la guerre est finie, nôtre mère a suivi son époux, nôtre cousine Henriette est morte elle aussi, nous quittons La Bretagne, mais pendant quelques années nous y reviendrons régulièrement. Ce qui nous permettra de connaître nos cousins et cousines Guillaume, Marie-Thérèse et Marie-Françoise, et de reprendre contact avec Jean, sans oublier ma marraine et son époux tonton Michel, qui nous ont hébergé, quand nôtre mère terminait sa brève existence à l'hôpital de Morlaix.
(2)
10:50 Publié dans MEMOIRE DU TEMPS PASSE PAR LOULOU | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





